Humeur du jour

J’ai un problème : je veux sauver le monde. 

Si ça me tient tant à coeur, c’est parce que bien que n’ayant jamais connu les horreurs de la guerre, de la famine, d’événement massivement traumatisant (quoi que..), je sais ce que ça fais de souffrir psychologiquement.

Et Dieu seul sait que je préférerais avoir mal physiquement h24 plutôt que ce… bouillon de culture dans lequel je suis presque quotidiennement.

Je veux sauver le monde mais j’ai un autre problème : je sais pas comment on fait.

Bon sérieusement, je suis pas Wonder Woman, je sauverais pas le monde. Mais je peux y contribuer! La (les) question(s) c’est : Comment? Ou est ma place? Quel est mon domaine? Qu’est ce que je dois faire?

Je veux que ma vie est un sens, et je ne veux pas me limiter à un domaine précis. Le développement durable, vous connaissez? Bah moi dans ma tête j’aimerais, dans mon futur métier, agir sur les 3 cercles qu’on a tous vu au programme de 3ème (j’crois).

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Pour ceux qui auraient des trous de mémoire

 

J’ai un autre problème (oui, mon cerveau créer beaucoup de problèmes) : ce qui à la base m’anime et me fais vibrer se transforme vite en obligation, en urgence, en bref : en stress.

Ce qui m’amène à mon problème ultime, mon épée de Damoclès : moi! Enfin, pas directement.. mais mon fonctionnement. Vous avez vu Vice-Versa? Tout ce que touche Tristesse devient triste. Bah moi c’est pareil, mais sauf que je suis pas Tristesse. Je suis Peur.

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Salut.

Et donc! Ma quête, en ce moment dans ma vie, ne tourne plus qu’autour de « comment sortir de cette anxiété pathologique? » Ne tourne plus qu’autour de. Oui. Parce que dans ma tête ça tourne, ça ne fait que ça. C’est le cercle vicieux en permanence. Mais de toute façon, la c’est le sujet de l’anxiété, mais si c’était pas ça, ce serait autre chose! Je suis comme ça. Parce que je suis anxieuse, je bloque sur les choses qui me posent problème et je mets ma vie entière en suspend en « attendant que ça aille mieux » (grossière erreur!). Donc parce que je bloque dessus, je suis encore plus anxieuse. Alors qui de l’oeuf ou la poule en premier, pprrrrt, j’en sais rien. Ce que je sais, c’est que le petit manège de mes neurones commence à sérieusement me fatiguer.

Donc j’aimerais qu’on me dise comment sortir de cette machine infernale et enfin vivre une vie digne de ce nom. Et alors, butée comme je suis, ma psy me dis de NE PAS chercher sur internet parce que CA ENTRETIENT mon anxiété, et bibi qu’est ce qu’elle fait? Elle cherche sur internet bien sûr! Et elle cherche quoi bibi? Mille et unes solutions pour « guérir de l’anxiété », « sortir du stress chronique », « arrêter d’être obsessionnelle ».

Problème n°1 : Plus on se concentre sur le truc qui nous fait peur, plus ça fais peur.

Problème n°2 : Le principe d’une thérapie cognitivo-comportementale c’est d’affronter ses peurs (tout en douceur).

Donc je suis face à un dilemme moi! Je fais quoi? J’affronte ou je fuis? Eternel dilemme. Et comme je sais pas, je fige. Le propre de l’anxiété, l’immobilisme! Comme c’est charmant.

A 20 ans, mes potes se murgent la gueule, pensent au prochain coup qu’ils vont tirer et croisent les doigts pour leurs exams. Et moi je fais quoi? Je réfléchis à comment le stress se manifeste dans le système nerveux dans l’espoir d’y trouver une réponse miraculeuse. Alors pour sur, je peux vous dire presque par cœur comment ça se passe. Mais du coup j’ai pas plus d’infos. J’ai pas de pilule miracle pour faire disparaître mon amygdale (dans le cerveau hein) (et aussi risquer ma vie puisque plus d’amygdale = plus de peur = plus de vigilance, mais c’est un autre sujet, et je m’égare encore).

Du coup.. J’ai toujours pas de recette miracle, à ma grande déception.

Ce que je sais, c’est que :

  • L’hygiène de vie à une place importante
  • L’inverse de l’anxiété c’est l’action (physique et mentale, et courrez pas 20 bornes si vous bougez plus depuis des mois hein)
  • On peux gérer une crise d’angoisse avec la respiration
  • Il existe des tonnes et des tonnes de sortes de thérapies (TCC, ATC, PNL, Minfulness, et j’en passe!!) (et sans compter sur touuuut les rayons développement personnel, spiritualité et psychologie (et internet!!) qui regorgent littéralement de « recettes miracles »!)
  • Tout ce qui vous fait du bien peut être vu comme une thérapie!
  • Je ne veux pas être en thérapie toute ma vie

Mais entre ce que je veux et la réalité… Je sais aussi qu’on a tous des limites et que, peut être, nous conviendrait-il de les accepter…? Peut être toute ma vie aurais-je besoin de bouquiner sur le développement personnel. Est ce pour autant que je dois me considérer comme « fragile »? « Malade »? « Dérangée »? « Différente »?

Qu’on en ai conscience ou non, on a tous des points de chutes. Certains c’est le boulot, d’autre la famille, d’autre encore le sport, le bridge, la collection de timbre et Mylène Farmer ou que sais je!

L’important c’est de trouver ses trucs à soi. L’important, c’est de savoir se ressourcer, de savoir débrancher. D’être plus flexible.

J’ai pas encore trouvé mes trucs à moi. Y a des grandes lignes, mais j’ai encore du mal à me faire à l’idée que « j’ai besoin d’aide ». Comme si je n’acceptai pas de me faire du bien. Comme si « il fallait » que je me pousse encore et encore, tant que j’ai pas trouver de solution. Peut être que la solution, c’est juste de me laisser un peu tranquille.. Quelqu’un sait comment on fait?

Parce que, rappelez vous, comme je veux sauver le monde, il faut bien que je sache comment on gère son anxiété. Bah oui, parce que si je sais le faire, alors je peux vous le dire pour vous aider! Et alors la je participe à sauver le monde!

Et comme ce blog est en partie ma thérapie, parfois j’hésite. Je me dis « oui mais y a déjà tellement de choses sur ce sujet sur internet », « oui mais moi même je sais pas gérer alors comment leur expliquer? », « si c’est pour que ça me maintienne dans mon obsession de l’anxiété alors non merci », « et puis j’ai pas vraiment de but, je sais pas ou je vais avec ce blog », « et j’ai tellement de choses à dire, par ou commencer??? » Enfin voilà, ce qu’il se passe dans ma tête quand je pense au blog et à « sauver le monde ». (lol)

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(musique de film, délire « avant la bataille »)

 

J’aimerais trouver ce qui me fait du bien. En plus, c’est un tantinet frustrant d’avoir l’impression de comprendre toujours mieux l’anxiété, mais de pas parvenir à la désamorcer. Mais je vais trouver. Et quand j’aurais trouver, je reviendrais vous le dire. Et j’apporterai moi aussi ma touche perso à l’édifice gigantissime qu’est déjà Internet…

Un commentaire sur “Humeur du jour

  1. Holà NELL,
    Si ton « humeur du jour » ne dure qu’un jour, il n’y a aucun doute demain il n’y paraîtra plus rien!! Mais comme je lis assez souvent tes écrits le stress, l’anxiété, la peur sont toujours là. Somme toute, ta « crise existentielle » est toujours là.
    Il faut relever quelques contradictions de taille dans ton « développement Perso. Nell ».
    Tu affirmes en écrivant que tu es capable de surmonter cette phase cruciale de ta vie d’adulte débutante.
    Pas plus tard que le 29 mars 2018 dans ton texte titré « Inspirations et projets de vie », tu te justifiais d’avoir choisi « BTS production agricole » que tu souhaites obtenir en juin pour te permettre de « bosser un peu » pendant une année sabbatique.
    « L’Humanisme », dont tu te réclames, est le pendant de l’existentialisme qui est une des doctrines philosophiques les plus importantes de notre époque. Il considère l’HOMME comme un être responsable de son destin: il crée le sens et l’essence de son existence.
    L’Existentialisme est aussi particulièrement sensible aux expériences tragiques d’inquiétude, d’échec, de mort, à travers lesquelles nous opérons la saisie de notre existence. D’où ton questionnement.
    Cette philosophie de l’homme porte, entre autres, sur une grande question qu’est l’ACTION. Dès lors, pour qu’il y est action de ta part « Je veux sauver le monde…. » etc….il faut une compréhension des « contingences », en termes de politique, d’histoire, d’économie, d’écologie…etc de ton environnement au sein desquelles tu évoluent.
    Au delà, l’immédiateté à court et à moyen terme de ta condition d’étudiante et son objectif doit être prioritaire.
    Comme écrit Gabriel Marcel « Ce qui constitue l’être de l’homme c’est le temps! ».
    Avec le temps, on accumule les expériences permettant de peaufiner nos outils pour l’ACTION….avec les autres.
    Cela ne t’empêche pas de continuer d’écrire. Comme le dit Marguerite DURAS « Ecrire, c’est se taire. C’est hurler sans bruit! ». Ce sera ma conclusion.

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