Philosophie

Je suis très existentielle. Et la philosophie me fait peur. Elle me fait peur parce que je suis idéaliste. Et je le savais avant de faire ce petit test sur Psychologie

Je passe beaucoup de temps dans ma tête, parce que je suis passionnée par l’être humain, et ses interactions avec les autres, son rapport à lui même et à l’environnement qui l’entoure, son histoire.. et aussi à imaginer le monde tel qu’il pourrait être autrement. Je me dis régulièrement que le monde connaîtra toujours des périodes sombres, l’être humain aussi. Et cela aussi me fait peur. J’ai conscience du fait que le monde parfait n’existera jamais. Et parfois, ça me frustre. Parce que je me sens si petite au milieu de cette immensité de choses à changer, je me sens si impuissante face à la misère du monde. Je ne sais pas où est ma place, je ne sais pas ou est mon rôle.

Je passe une grande partie de mon temps à me questionner sur la vie, à démêler le vrai du faux. Je parlais de doutes et d’existentialisme récemment, c’est pas tous les jours facile à vivre. En sachant que le vrai et le faux sont deux notions très abstraites.

Qu’est ce que la vérité ? n’y en a t’il qu’une seule ? Ou y en a t-il plusieurs ?

D’un point de vue personnel, je pense qu’il y a autant de vérité qu’il y a d’individu. Mais rien que le fait d’affirmer qu’il y en a plusieurs, c’est affirmer une seule et unique vérité… Alors..? 

J’ai peur de la philosophie parce que je me retrouve face à des questions sans réponses. Je me retrouve face à ma propre profondeur, je me retrouve face à la vie dans son essence, une sorte de spleen Baudelairien.

Et j’ai souvent un sentiment de malaise quand je philosophe trop. Un sentiment d’angoisse. Je citerais Kierkegaard :

 « On peut comparer l’angoisse au vertige. On a le vertige quand on plonge le regard dans une abîme. Mais la raison du phénomène n’est pas moins l’oeil que l’abîme ; car il suffit de ne pas regarder. L’angoisse est ainsi le vertige de la liberté survenant quand l’esprit veut poser la synthèse, et que la liberté, scrutant les profondeurs de sa propre possibilité, saisit le finit pour s’y appuyer. La liberté succombe dans ce vertige. La psychologie ne saurait aller plus loin… »

Je suis loin d’être une experte en philosophie, et je vais tenter d’interprêter cette phrase avec mes notions de psychologie et mon expérience personnelle. Je comprend cette phrase de cette manière :

La liberté présuppose l’angoisse. Car qui dit liberté dit absence de limite. Or, je crois en l’idée que l’être humain à besoin de cadres et de limitations, plus ou moins souples pour fonctionner idéalement. Alors, si l’on suit ce raisonnement, se retrouver face à la liberté, c’est se retrouver face à l’infini. Alors, pour ne pas « tomber », on se raccroche au « fini », comme le dit Kierkegaard. Et la liberté prends alors fin, comme si on se raccrochait à nos limites, au connu, au certain.

Ce qui suppose que la liberté est alors impossible, ou au moins temporaire. La liberté est un concept, et nul n’est jamais vraiment libre. Celui qui le sait est déjà plus libre que celui qui se le croit.

« La sagesse de Socrate est celle de celui qui sait qu’il ne sait pas, et qui fait savoir à ceux qui se croient sages qu’ils ne savent pas non plus »

Mais je m’égare et c’est un autre sujet.

D’un point de vue psychologique, je me suis promis de toujours affronter mes peurs, toujours dans le respect de moi même. C’est pourquoi je parle ouvertement de mes malaises sur ce blog. Également parce que ce dernier fait partie de ma propre thérapie, et que nier les moments difficiles serait aller à l’encontre de ma promesse.

C’est aussi pourquoi je souhaiterais prochainement m’intéresser au livre « L’existentialisme est un humanisme », de Jean Paul Sartre (merci à mon papi qui lira sûrement ces mots ♥)

Pour conclure, je citerais André Comte-Sponville, philosophe de notre temps:

« Au fond la vie est plus intéressante que la philosophie, et c’est ce que la philosophie m’a appris de plus précieux. »

PS : A ceux qui liront ce post scriptum, merci de vous intéresser à mes écrits et pardonnez mon cerveau encore trop arborescent.. Je m’entraîne à structurer ma pensée, promis 😉

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