C’est une aventure

J’ai un cerveau bouillonnant, une éternelle soif d’apprendre et la rage de vivre plus forte que n’importe quoi. Je ne sais pas ou va cet article tellement j’ai envie d’en dire ! Ce que j’ai envie de vous partager aujourd’hui, c’est une vision plus réaliste du monde, une vision plus proche de la vérité que de l’éternel clivage l’ombre vs la lumière. Et on commencera par la..

 

Le négatif débunké (et les optimistes débisounourssisés)

Le constat est la, le monde va mal.

Il y a des guerres, des famines, des attentats, des gens qui souffrent. Surtout en occident, des gens sans réelles raisons d’aller mal et qui souffrent pourtant, moi la première ! J’entends partout des plaintes, des « si seulement », des « ça ne sert à rien, c’est impossible » ou encore « de toute façon il y aura toujours un problème quelque part ».

Alors je me pose la question : qu’est ce qui retient tous ces gens d’aller mieux ?

La réponse est la peur. Pas d’engagement par peur de la fuite du bien être. Encore une fois, moi la première.

Mais observons ça de plus près : Comme nous pensons que ça ne sert à rien d’essayer puisque de toute façon, le négatif reviendra derrière, nous restons immobiles, figés dans notre petit circuit habituel. Donc, par peur de souffrir, nous restons dans la souffrance. Paradoxal non ?

Il faut bien comprendre quelque chose : l’humeur humaine n’est pas stable par définition, elle n’est pas linéaire. A notre image, et majoré par le nombre de personnes sur cette planète, le monde n’est pas stable lui non plus. Et il ne le sera d’ailleurs jamais. Ça déplaira à certains, mais c’est comme ça, c’est un fait.

Alors puisque c’est ainsi, on peut d’abord penser que « si rien n’est certain car rien n’est stable, autant ne rien faire, ça ne changera rien ». Puis si on réfléchit deux minutes, on peut aussi se dire « la vie c’est du mouvement. Ce n’est pas tout noir ou tout blanc, c’est un ensemble des deux. »

Une petite histoire pour illustrer deux choix qui s’offrent à nous :

On s’écorche le genoux en tombant de vélo. Au début ça saigne et ça fait affreusement mal.

Soit : On bascule dans la peur et on anticipe de remonter sur son vélo. Comme on veut fuir ce mauvais souvenir, on veut effacer tout ce qui nous rappelle cela. Alors chaque jour on enlève la croûte de notre blessure pour ne plus la voir. Mais plus on l’enlève, plus ça nous conforte dans l’idée que ça fait mal. Alors on veut encore plus éviter ce mauvais souvenir. On veux de plus en plus contrôler la douleur et la peur qui y est associée. Et on finit par développer une résistance à la douleur. Mais qui dis résistance à la douleur dit anesthésie. Et qui dit anesthésie dit diminution du plaisir. (C’est l’image de la spirale anxieuse qui mène à la dépression)

Soit : On remonte sur son vélo en se rationalisant et en se disant « bon, je vais faire plus doucement pour le moment. » On accepte que ça fait mal, on accepte d’avoir un peu peur pour le moment, on accepte de ralentir. On roule plus doucement et en rentrant à la maison, on met un joli pansement et on fout la paix à la blessure. La plaie cicatrisera plus vite si on lui laisse le temps.

Pourquoi cette petite histoire ?

Pour illustrer le fait que c’est plus simple de fuir que d’affronter. Qui peut nous en vouloir ? La nature est ainsi faite. Tout ce qui nous fait mal ou peur nous mène à des conduites d’évitement. Ce qui était fort utile à l’époque ou nous devions uniquement survivre. Depuis, nous n’avons plus (en tout cas dans nos sociétés modernes) à nous soucier de la survie, mais nous continuons à fonctionner par évitement quasi systématique. Inconsciemment la plupart du temps !

Je fais partie de ceux qui ont décidés d’affronter leurs peurs. Je fais partie de ceux qui ont choisi de voir la vie dans leur globalité. Avoir une vision négative de la vie, c’est avoir une vision éloignée de la réalité. C’est nier le fait que le positif existe et a aussi du poids, et c’est se refuser à une vie de plaisir, sous prétexte que la vie fait mal et que des gens meurs chaque jour.

A la question existentielle que tous, nous nous sommes posé un jour « à quoi sert la vie? », je répondrais qu’elle ne sert à rien en soit, parce qu’elle ne réponds pas aux critères exigeants de la productivité humaine. La vie ne sert rien, la vie ne réponds à aucune demande économique, la vie EST. C’est tout.

Et comme l’être humain à besoin d’une raison, d’une réponse, de quelque chose de valable à ses yeux pour fonctionner, ma raison à moi, c’est que la vie est faite pour expérimenter le plaisir, le bien être. Quitte à être la sans aucune raison valable, et que le plaisir existe, autant essayer de le vivre le plus possible non ?

 

L’injonction au bonheur et la réalité

Ca me fais donc penser à l’injonction au bonheur de notre ère moderne. On nous vend du bien être, et il est mal vu de ne pas aller bien. On a l’impression que si on ne va pas bien pendant longtemps, on n’est pas normal. (La normalité est un concept, j’y reviendrais dans un autre article)

La vérité, c’est que les douleurs que nous traversons sont les mêmes pour toutes les personnes de la planète. Nous sommes tous un jour ou l’autre confrontés à l’angoisse de mourir, qui se manifeste indirectement sous toutes nos petites angoisses, manies, et autres manifestations anxieuses. (Irvin Yalom, la thérapie du bonheur, documentaire.) Selon l’OMS, en France, près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. C’est même la première cause d’incapacité dans le monde.  La vérité, c’est qu’on est pas seul. Tout le monde souffre. Tout le monde à son histoire. Et personne n’aura jamais la même à 100 % que quelqu’un d’autre. Il y aura des constantes, des choses qui se retrouverons. Mais chacun à son histoire personnelle. C’est en ce sens que nous sommes si différents et si semblable à la fois.

Pour revenir à l’injonction au bonheur, je pense que si il y a aussi une telle offre de produits de bien être sur le marché, c’est parce que le monde est en cruciale demande de mieux être. C’est un marché, certes. Mais c’est aussi une putain de réalité. Christophe André pense que la recherche du bonheur est ce qui nous permet d’affronter l’adversité. Et je pense qu’il a complètement raison.

Parce que le monde hurle à l’aide, à quelques secondes de répit au milieu des rythmes endiablés de nos vies. C’est pour cela que je ne demande à personne d’avoir un positif à toute épreuve. Nous demander de rebondir et d’éclater de bonne humeur quand on est au fond d’une dépression, ça ne fait que nous renvoyer notre mal être à la face et nous rappeler qu’on n’y arrive pas.

Alors le marché du bien être, bien sûr qu’il est utile. Mais la subtilité, c’est qu’il ne faut pas tomber dans le piège de la rapidité et/ou de la normalité.

« Accepter ses limites et ses imperfections sans renoncer ni à exister, ni à agir, ni à se changer » Christophe André

Personne ne nous apprend qu’on à le droit d’aller mal. Personne ne nous apprend qu’on à le droit de prendre notre temps et d’écouter notre rythme. On nous demande d’être efficace, moi je vous demande de vous écouter.

 

Du temps et une ouverture sur le monde

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Peu importe si tu vas lentement, du moment que tu ne t’arrêtes pas.

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Il n’y as pas de chemin pour le bonheur : le bonheur est le chemin

 

Je terminerais cet article par une ouverture sur une voie qui, personnellement, me porte énormément. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai un blog. Car je ne peux m’empêcher de penser que ce que je traverse est vécu par d’autres, aussi c’est rassurant de savoir que l’on affronte pas seuls les hurlements de la vie.

Cette voie, c’est la voie de la communication, de l’altruisme, de l’échange. Une ouverture sur le monde. Le combat que je mène intérieurement, c’est un combat que je souhaite mener à l’échelle du monde.

Tant de combat sont à mener à l’exterieur de soi : l’environnement et l’écologie, la faim dans le monde, faire respecter les droits des hommes, améliorer les conditions de vie de tout un chacun. Evidemment j’aimerais tout faire, mais je ne le peux pas. Mais j’ai à ma connaissance une petite histoire fort instructive…

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! « 

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

gandhi

Sois le changement que tu veux voir dans le monde.

Si il y a toujours du négatif, c’est qu’il ya toujours des choses à changer pour être mieux. Donc c’est une nouvelle opportunité pour expérimenter le bien être. C’est vraiment une question de point de vue. Pour moi, la vie est une quête, c’est une aventure.

Du chaos à l’harmonie – Conscience Quantique

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