Overthinkeuse chronique viens vous raconter son histoire

Bonjour !

Précédemment, je vous racontais comment je me suis tirée de la dépression. En terminant l’article, je vous disais qu’une lutte s’achevait, mais une seconde ne faisait que commencer.

En effet, j’ai pris conscience que ma dépression de cet été était en fait du au stress, plus précisément à l’anxiété chronique. Et qui dis prise de conscience, dis changement de stratégie.

J’ai enfin compris où était le nœud principal, et je compte bien m’en débarrasser pour de bon.

Avant de poursuivre, je souhaiterais rappeler à tout le monde que je ne suis ni médecin ni psychologue. Les écrits vont suivre ne sont que les récits de mes aventures personnelles, aussi les solutions proposées sont adaptées à ma personne.

Toutefois, j’ai quand même une petite voix en moi qui me pousse à partager, parce qu’elle me dis que ça peut être utiles à d’autres.

Alors voilà…

J’ai pris conscience de mon anxiété. Et soudainement, j’ai été éprise d’une rage de vivre, une rage de vaincre si puissante que je me sentais prête à affronter tous les dangers sans rechigner. Alors encore une fois, j’ai foncée tête baissée dans une situation (je vous épargne les détails personnels) qui m’as, en fait, replongée dans un état anxieux majeur.

Et alors la je me suis dit : « mais c’est pas possible, je retombe, pas encore, j’avais dis que je ne voulais plus de ça ! ».

Pendant quelques jours, j’ai perdu espoir. Je me suis dit que c’était trop dur. Et puis, mon naturel pour la réflexion m’as aidée, et j’ai compris mon erreur. Je me suis remémoré une phrase que m’as dite la psy, avant que je ne cesse de la voir (fierté de merde coucou!) :

« Quand vous vous sentirez capable de faire de nouveau les choses, n’y allez pas trop vite au début ».

Bah tiens. Ca rentre par une oreille, ça ressors de l’autre comme on dit ! J’étais allé trop vite. Je n’avais pas écouté ce que me disais ma tête, dans le fond.

 

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« Si tu écoutes ton corps quand il murmure, tu n’aurais pas à l’entendre hurler »

Et à partir de la, j’ai décidé d’apprendre à m’écouter, et enfin commencer à me respecter.

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« Ecoutes tes vibrations. L’énergie ne ment pas. »

A l’époque, quand j’avais des prises de conscience comme ça, je n’avais plus qu’une seule idée en tête : tout faire parfaitement bien pour être la plus saine possible, faire table rase du passé, non pas tourner mais arracher la page, changer d’alimentation, faire du sport, arrêter de fumer, méditer, faire du yoga, marcher dans la nature, etc, etc etc.

Ca ne partais jamais d’une mauvaise intention, bien au contraire, si je faisais ça, c’était parce que je cherchais le bien être, absolument et à tout prix. Je voulais que tout soit parfait, moi y compris.

Mais j’ai aussi appris qu’être heureux ce n’est pas nécessairement confortable, surtout au début. J’ai appris qu’on pouvait faire ce qu’on voulait, mais pas tout, et surtout pas tout en même temps. J’ai appris qu’on était né pour être réels, pas pour être parfaits.

 

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« Tu peux faire n’importe quoi, mais pas tout. »

 

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« Vous voulez être heureux ? Arrêtez d’essayer d’être parfait. »

Alors j’ai décider de me laisser du temps. De ralentir quand j’en avais besoin, de dire non à une sortie, et même de louper des cours si je me sens vraiment pas d’y aller. J’ai aussi appris que la vie ne sera jamais rose, et que rien ne sera jamais parfait, et c’est normal.

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Donc j’ai décider aussi d’avoir le droit d’être triste, fatiguée, de pas avoir la motive, d’avoir la flemme. J’ai simplement appris à m’accorder des temps de repos, pour mieux repartir en suite.

J’ai compris que c’est en acceptant de s’écouter qu’on pourrait enfin entendre ce que notre corps et notre tête ont à nous dire. Si on va mal, c’est un signal d’alarme pour nous dire « eh oh écoute moi, je te parle ». Et ça, il n’y a que dans le calme qu’on peux le faire.

Surtout quand on est un.e anxieux.se de la vie. Je sais que beaucoup de personnes sont stressées de nos jours, et que ce que je vous raconte peut être valable pour beaucoup de monde.

Mais pour ceux qui n’ont pas vécu l’anxiété chronique, les crises d’angoisse, les attaques de paniques, les phobies incontrôlables, la dépersonnalisation/déréalisation, voir le TDAH, la bipolarité en phase hypomanie/manie, je pense que c’est difficile de se rendre compte à quel point c’est une lutte sans merci dans nos têtes pour nous ramener à la raison et au calme.

C’est si simple pourtant ! Il suffirait de lâcher prise ! Mais c’est dans cette simplicité que réside toute la difficulté de l’exercice. Nous n’avons plus l’habitude d’être au calme, de nous accorder du vrai repos, de nous accorder un vrai moment de rien. Même nos vacances deviennent parfois de vraies exigences ! Plus l’habitude de cesser de penser, ou au moins de ne penser qu’à une chose à la fois.

Dans une société ou tout va toujours plus vite, ou ne rien faire est vu comme un signe de paresse, de mauvaise foi, on ne nous aide pas à nous détendre !

Et pourtant, ce ne sont pas les conseils qui manquent ! Des rayons « développement personnel » pleins à craquer dans les librairies, des newsletters du bien être en tout genre, des instituts bien être, massage, spa, et j’en passe. On vis dans une société qui nous renvoie l’image de « être malheureux, c’est pas normal ».

Et bien je suis désolée mais moi j’ose dire « Foutons nous la paix ! »*. Comme énoncé plus haut, on a le droit d’être triste, en colère, pas motivé, etc.. Chaque émotion à son rôle dans notre bon fonctionnement. L’important, c’est de savoir vivre nos émotions, sans les contenir ou les nier, sans leur accorder une importante démesurée non plus. Tout simplement sans les faire devenir pathologiques (chez moi, c’est la peur qui est pathologique par exemple!).

Et la encore, ce n’est pas une question de perfection. C’est une question de laisser faire.

 

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« Le secret du bonheur? Laisser faire, non pas forcer »

Je ne veux plus essayer d’être parfaite, je ne veux plus avoir peur de mes émotions, de moi même. Pendant des années, je me suis jugée sévèrement. « Toujours mieux », « C’est pas assez », « Plus vite » que je me disais. Mais j’ai grandis, et j’ai souffert. Trop. Et cette fois j’en ai eu assez.

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« Tu t’es critiqué pendant des années et ça n’a pas marché. Essaye d’accepter qui tu es et vois ce qu’il se passe. »

 

Je suis unique, et je veux bien l’accepter.. 🙂

A l’heure ou j’écris ces mots, je n’applique pas à la lettre tout ces bons conseils. Parce que c’est dur de démonter des schémas de pensées que l’on entretiens depuis des années. Et j’ai encore peur de beaucoup de chose, notamment la peur de l’échec. Mais comme je l’ai aussi appris, la peur ne dois pas empêcher d’avancer.

 

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« Commence maintenant. Commence ou tu es. Commence avec la peur. Commence avec la douleur. Commence avec les doutes. Commence avec les mains et la voie qui tremblent mais commence. Commence et ne t’arrête pas. Commence ou tu es, avec ce que tu as. Juste… Commence. »

Alors voilà. Je créer mon rythme. Si je dois ralentir, je ralentis. Si je sens que j’ai envie d’un peu de vitesse, alors j’accélère. Mais je m’écoutes toujours. Et quand j’ai des pensées envahissante qui reviennent, alors j’en prend acte. Si il s’avère que c’est un vrai problème et que je peux agir dessus, alors je le fais. Mais si c’est encore une de ces pensées parasites, alors je me raisonne, et reviens tranquillement à ce que j’étais en train de faire.

C’est une fois qu’on a appris à connaître ses limites que l’on peut oser les dépasser.

Surtout si vous êtes dans l’une des pathologies que j’ai énoncé plus haut : y a pas le feu au lac. Prenez le temps de réfléchir. Trouvez vos pensées limitantes, parasites. Voyez où sont vos « failles ». Engagez vous dans une thérapie, et surtout n’hésitez pas à changer de psy si vous ne vous sentez pas en totale confiance !

Et pour conclure, un petit mot sur la médication : sur internet vous trouverez de tout et n’importe quoi sur ce sujet. Des gens qui en prennent aveuglément, comme d’autre qui s’obstinent à les diaboliser. Je pense qu’il faut relativiser tout ça et savoir vraiment réfléchir intelligemment ceci avec un thérapeute compétent.

Je pense que les médicaments peuvent dans certains cas graves sauver des vies. Je pense aussi que dans les formes moins graves de maladies, un traitement bien dosé et adapté peut être un catalyseur, une béquille et n’être que transitoire.

Voilà mon avis. Je répète : je ne suis pas une professionnelle, parlez en avant tout avec un professionnel de la santé !

Si tu sais d’où tu viens, si tu sais voir où est ce que tu es tombé, si tu sais accepter d’avoir des faiblesses, sans pour autant ébranler toute entière l’image que tu as de toi, alors tu sauras qui tu es.

En te trouvant, tu sauras ce que tu veux être, ou ne pas être, tu saura ce ce qui est bon pour toi, tu s’aura t’entendre et técouter. Tu saura où aller.

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« Si tu es fatigué, apprends à te reposer, non pas abandonner. »

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« Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essayes encore. Echoues encore. Echoues mieux. »

 

* Inspiré du livre de Fabrice Midal, « Foutez-vous la paix! », éditions Flammarion.

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