Journal de bord #4 : Plus rien ne sera jamais pareil

J’ai la nausée. Peut être à cause de l’Effexor que je prends depuis 5 jours, à la place du Deroxat. Et je suis émétophobe en plus de ça. Ca veux dire que j’ai peur de vomir. Donc quand j’ai la nausée, c’est la merde. Même si ça doit bien faire 10 piges que j’ai pas rendu, je suis pas à l’abri. Bref.

J’ai mal au crâne aussi. Parce que j’ai trop pleuré.

Et je suis fatiguée. A cause de la mononucléose, certes. Mais aussi fatiguée mentalement. Je suis épuisée de lutter. Je suis fatiguée d’avoir envie de rien. Je suis dépressive d’être dépressive. 

J’ai peur. J’ai peur de ne plus jamais avoir envie de rien. Peur de rester bloquée. Même mes études me fond peur, et j’ai perdu tout l’intérêt que je leur portais.

Rien ne m’est agréable. Rien ne me donne envie. Et à cause de ça, j’ai rien à quoi me raccrocher. Quand on aime quelqu’un ou quelque chose, on a envie de se battre, se battre pour une cause. Mais quand on aime plus rien, qu’on ressens plus rien, qu’on se sent vide, y a rien qui nous raccroche. Je sais même plus ce que c’est que de me sentir bien. Il y a des jours comme aujourd’hui ou j’ai plus envie de me battre.

« Pourquoi toi t’arrives pas à être heureuse? Pourquoi t’arrives plus à aimer les choses, les gens, la vie? Hein? Pourquoi? » 

J’ai pas envie de mourir. J’ai peur du suicide. Et j’ai déjà aimé la vie autrefois, et je sais à quel point elle peut être jolie. Je veux pas mourir. Mais, des fois.. je veux juste cesser d’exister.

A quoi ça sert la vie si on éprouve plus de plaisir? A quoi ça sert si même faire l’amour ça nous fais plus du bien? A quoi ça sert si on arrive même plus à aimer?

Et qu’est ce que les maigres petits efforts tentés chaque jour face au gros monstre noir? Ils sont tellement petits, minuscules, insignifiants, que je me dis « c’est pas avec ça que tu vas retrouver tes envies/ ta libido/ ta joie de vivre ».

Alors, je ne fais rien. Je reste bloquée. La peur me tiens fermement.

depressive1

« Tu n’y arrivera pas, tu vois bien que c’est trop dur! Allons, reste la, sous tes draps, c’est bien plus confortable que toute cette vie à l’extérieur »

Ce sentiment de n’avoir plus rien. Rien que du vide. Pas d’amour à donner. Pas de projets à mener. Pas d’envie à assouvir. Juste le vide, la peur, et moi.

Et quand j’aurais trouvé comment on ressent de nouveau la vie frétiller sous la peau, je m’empresserai de vous en faire part. Quand j’aurais trouvé comment on fait pour ressentir à nouveau l’amour, je le crierai sur tous les toits.

Plus rien ne sera plus jamais comme avant, c’est certain. Je me fiche que ce ne soit plus comme avant. Tout ce que je veux, c’est retrouver des envies, des bonheurs, des joies. Comme j’ai hâte du jour ou je pourrais affirmer pleinement « Oui, aujourd’hui, je vais bien ». 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s