L’acceptation

Quand on est déprimée, dépressive, anxieuse, la première chose à faire, selon moi, est d’accepter cet état.

J’ai longtemps cru que l’acceptation était la clé du bien être, que si l’on acceptait la situation, on se sentirait forcément mieux tout de suite derrière. Alors, de nombreuse fois, j’ai cru accepter cet état, qu’en fait je niais. J’essayais de me sentir bien par tout les moyens, je ne comprenais pas pourquoi ça ne fonctionnait pas, et je luttais plus que je l’acceptais.

L’acceptation, selon mon interprétation personnelle, c’est d’accueillir son état avec bienveillance. Oui, je suis fatiguée. Oui, j’ai peur de ne pas m’en sortir. Non, je n’ai pas la force de rayonner comme je l’aimerais.

Le mal être en lui même rend malheureux, c’est un fait. Mais ce qui est encore plus destructeur, ce sont les pensées qu’on lui sur-rajoute. Des pensées telles que « je ne vais jamais y arriver », « je ne suis pas comme ça normalement, pourquoi je n’arrive pas à changer », « je n’ai envie de rien et je n’arrive plus à trouver l’envie ».

Si l’on essaye de lutter contre ces pensées en les esquivant, en se débattant corps et âme contre elles, c’est comme si on ignorait le problème. Le mieux être, ce n’est pas forcément être hyper enthousiaste tout le temps. Surtout quand on a touché le fond, le mieux être commence par la reconnaissance et l’acceptation de son mal-être.

Nous sommes des êtres humains, les humeurs sont naturellement fluctuantes, et on ne peut pas toujours aller bien.

Si l’on veut remonter la pente, cela commence par la bienveillance envers soi même. C’est à partir de la que l’on peut commencer à prendre soin de soi, au rythme que notre corps et notre esprit nous l’impose.

Il faut également retirer le champs lexical de la rapidité de notre langage. Il n’y a pas d’impératif de temps. Nous avons besoin de ce temps pour vaincre le mal être, alors accueillons le et faisons de lui notre allié.

Ainsi, si l’on accepte l’idée que l’on va mal, au lieu de ruminations incessantes, de peur de l’échec nous menant à l’inaction sur notre véritable mal être, et bien nous les accueillons et commençons à agir à la base du problème. Au lieu de se concentrer sur les ruminations et les doutes qui nous effraient, nous les acceptons, les considérons, et c’est à partir de la que nous agissons avec eux, malgré leur présence.

Avancer, ça ne veut pas dire supprimer toutes les pensées négatives. C’est apprendre à les transformer en compagnons de routes, pour en tirer des ressentis positifs.

Tout ceci demande un vrai travail mental. Ce n’est pas facile à faire, et ce n’est pas naturel pour nous de « forcer » sa pensée.

Pour vous donner un exemple, voilà ce qu’il se passe dans ma tête quand des pensées négatives surgissent :

« J’en ai marre de cet état, j’ai peur d’y rester bloquée toute ma vie. Et si jamais je n’arrivais plus à aimer, comment je vais faire? »

Je focalise mon attention sur cette pensée, et je l’observe, sans la juger. « Oui, ces doutes sont présents. Oui, tu es dans un état de mal être. » Et dans ma tête, à ce moment la, j’ai une image : je me vois accueillir ces pensées dans mes bras, comme on câlinerais un enfant. 

« Tu as le temps. Tu es en train d’apprendre à aller mieux. Continue d’agir comme tu as prévu, de faire des petites choses chaque jour. Prend soin de toi »

Et de cette pensée positive renaît l’espoir. Et je m’imagine la vie que j’aimerais avoir, plus tard, ayant réussi à surmonter cela. Et ce que je vois est beau, et me donne envie d’avancer, même lentement.

Une autre chose : il faut cesser de se comparer aux autres. Les réseaux sociaux n’aidant pas vraiment, il vaut mieux prendre ses distances avec eux. On a le droit de ne pas être bien. Et non, on a pas envie de sortir faire la fête. Oui, même l’idée de sortir de chez nous nous fait peur. Oui, on aimerait faire mieux. A partir de la, c’est le même mécanisme que pour les pensées négatives : on observe, on accueille, on accepte, et on avance.

Chacun traverse des phases différentes dans la vie. Il faut toujours se rappeler d’être indulgent avec soi même, cesser de se culpabiliser. Ne jamais oublier que la seule norme valable, c’est la votre. Il n’y a pas de « normalité » générale, nous sommes tous différents, et si l’on essaye de s’aligner sur un autre modèle que le sien, on est sûr d’être régulièrement déçu.

En résumé :

  • Observer, accueillir et accepter ses pensées négatives
  • Agir en fonction de ce que notre corps et notre esprit nous permettent
  • S’écouter, prendre soin de soi
  • Prendre son temps
  • Cesser de se comparer
  • Se voir plus tard, la vie que l’on aimerais avoir, et s’y accrocher

Voilà ce que je m’efforce de faire tous les jours, et ça m’aide à avancer, et à être moins mal qu’au début de mon état.

J’espère que cela pourra vous être aussi utile que ça l’est pour moi.

C O U R A G E ♥

4 commentaires sur “L’acceptation

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